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Festival régional de la coiffure : une 49e édition pour redonner éclat et dynamisme au métier
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Avec plus de 275 participants cette année, contre 240 lors de l’édition précédente, le festival connaît une dynamique croissante. Professionnels et spectateurs ont répondu à l’appel, avec une affluence qui a au moins égalé les 2 000 entrées enregistrées l’an dernier. L’événement promettait un programme varié et captivant, mettant en lumière des savoir-faire allant du barber au chignon, en passant par le brushing et la coupe brosse.
Apprentis et coiffeurs confirmés ont rivalisé de technique et de créativité dans les différentes catégories, chacun visant un objectif : intégrer l’équipe nationale de coiffure, se qualifier pour la finale des championnats d’Alsace, ou encore valoriser un métier en quête de renouveau. Les meilleurs talents ont également brillé lors des Oscars de l’artisanat, sur le thème “Double face”, une manière de mettre en avant une profession confrontée à de nombreux défis.
La situation du secteur reste préoccupante. « 20 000 salons de coiffure vont fermer cette année en France », alerte Thibaut Le Pellec, auteur de Salon définitivement fermé, venu présenter son ouvrage. La crise sanitaire a fragilisé de nombreuses entreprises, désormais confrontées au remboursement des aides perçues. Dans le Bas-Rhin, où l’on recense 1 500 salons, la profession peine également à recruter, comme le souligne Sabine Pires, coprésidente de l’Union nationale des entreprises de coiffure du Bas-Rhin (Unec 67), aux côtés de Benjamin Stalter et Hervé Ball.
Face à ces difficultés, le secteur se réinvente en misant sur la coiffure à domicile. « Ces microentreprises représentent désormais 30 % de la profession, une part en constante augmentation », précise Sabine Pires, qui a contribué à l’élaboration d’une charte nationale encadrant cette pratique en plein essor. « Avec la généralisation du télétravail, les clients sont de moins en moins enclins à se déplacer, y compris pour une coupe », ajoute-t-elle. Mais ce dimanche, nombreux étaient ceux qui avaient fait le choix de venir à l’EcRhin, témoignant ainsi leur soutien à un métier qui cherche à se réinventer.